L'assurance
pour les nuls

Compliqué, l’assurance ? Un brin ennuyeux ;-) ?
Entre les garanties, les options, les franchises, les exclusions…
ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver.

Alors, parlons-en simplement.

Les bases de l'assurance

Une assurance, ça sert à quoi ?

Imaginez que l’on cotise à plusieurs dans un pot commun pour se protéger d’un risque (incendie, vol, accident…). On espère tous qu’il n’arrivera rien. Mais si l’un d’entre nous a un problème, il pourra compter sur ce pot collectif pour y faire face. Financièrement c’est une sécurité, parce qu’un sinistre, ça peut coûter très cher…

Pourquoi parle-t-on de « responsabilité civile » ?

Causer du tort à une personne, ça peut arriver à tout le monde. Évidemment ce n’est pas volontaire. Si vous abîmez accidentellement le bien de quelqu’un, c'est normal qu’il vous demande réparation et vous aurez à rembourser les frais de remise en état. Si vous avez une assurance responsabilité civile, c’est elle qui s’occupera de tout ça et qui prendra en charge les dommages, qu’ils soient matériels ou corporels.

A quel moment peut-on parler de sinistre ?
  • En assurance auto, un sinistre est un accident, un vol, un événement climatique…
  • En assurance habitation, c’est un incendie, un dégât des eaux, un cambriolage, une inondation…

C’est un événement accidentel qui provoque des dommages, à vous ou à une autre personne. Il faut le déclarer rapidement à votre assurance (par téléphone, internet ou formulaire papier) pour déclencher les garanties de votre contrat.

Et la franchise, c'est quoi ?

La franchise est un élément important quand on choisit un contrat d’assurance. Elle s’applique lors d’un sinistre. C’est une somme, prédéfinie à l’avance dans votre contrat, qui restera à votre charge après indemnisation s’il n’y a pas de tiers responsable et identifié. Son rôle est de responsabiliser les assurés. Elle incite à faire attention et à ne pas prendre de risques inconsidérés.

La franchise varie d’un assureur à l’autre, d’un contrat à l’autre et même parfois d’un sinistre à l’autre. Renseignez-vous précisément !

Si la lecture de vos contrats d’assurance auto et habitation est compliquée, pas de panique, voici une explication simple des points essentiels à connaître.

Assurance auto

Tout d'abord, est-elle obligatoire ?

Oui ! Tout propriétaire d’un véhicule à moteur (voiture et 2 roues) doit s’assurer. Mais attention, l’obligation n’est pas d’assurer votre véhicule mais les conséquences de vos actes sur la route. Même si vous êtes un excellent conducteur, vous pouvez être responsable d’un accident qui entraînera des dégâts, des blessures, voire qui enlèvera des vies. A ce titre, aux yeux de la loi, ne pas être assuré est un délit.

Assurance « au tiers » ou « tous risques », quelle différence ?

Quand vous prenez une assurance pour votre voiture, vous avez souvent le choix entre plusieurs formules.

  • Dans la formule au tiers, les dommages matériels et corporels que vous causez à autrui et pour lesquels vous avez une obligation d’assurance sont assurés.
  • En tous risques, vous assurez aussi vos propres dommages, que vous en soyez ou non responsable. En cas de vol ou de destruction totale du véhicule, l’indemnisation qui vous sera versée vous facilitera le rachat d’un véhicule.

De manière générale, on conseille une formule Tous risques aux détenteurs d’un véhicule récent du fait de sa valeur. Pour les véhicules anciens, une formule au tiers peut suffire.

Bon à savoir : A la MAIF, notre contrat auto « au tiers » VAM ESSENTIEL couvre en plus les dommages à votre propre véhicule en cas de :
  • Événement d'origine climatique,
  • Vol,
  • Incendie,
  • Bris d'éléments vitrés.
Pour assurer ma voiture, on me demande mon bonus/malus, c’est quoi ?

Votre bonus/malus reflète votre passé de conducteur.
Vous obtenez le permis : vous partez d’un coefficient à 1. Après un an d’assurance sans sinistre, vous gagnez 5 % de bonus : votre coefficient descend à 0.95 et vous payez votre cotisation de référence hors taxes 5 % moins cher (hors options). Chaque année supplémentaire sans accident vous permet de faire progresser votre bonus. Le maximum est de 50 %, soit un coefficient de 0.50 et une réduction de moitié de votre tarif d’assurance. Il s’atteint après 13 années consécutives sans sinistre responsable.

Attention en revanche, le malus progresse beaucoup plus vite ! Si vous causez un accident, un malus de 25 % est appliqué (12,5 % si vous êtes co-responsable) et votre cotisation d’assurance augmente proportionnellement. Ainsi, si vous aviez atteint un coefficient de 0.76 (après 5 années sans accident responsable), vous remonterez à 0.95 et votre tarif sera réévalué d’autant. A savoir : au-delà de 1, les assureurs sont généralement réticents à couvrir… vous risquez de payer le prix fort.

Bon à savoir : A la MAIF, quelle que soit la formule souscrite, ou l’âge de votre véhicule vous pouvez bénéficier des options « assistance panne 0 Km » et « véhicule de remplacement ».
Des options sont souvent proposées en plus des formules, sont-elles indispensables ?

Tout dépend de vos besoins.
Les contrats d’assurance vous donnent généralement droit à de l’assistance en cas d’accident, et en cas de panne à plus de 50 Km de votre domicile. Si vous utilisez votre voiture tous les jours et qu’elle est indispensable, il est intéressant de souscrire l’option panne « 0 km » pour être dépanné, même devant chez vous. Et pour plus de sérénité, l’option véhicule de remplacement vous permet de bénéficier d’un prêt de voiture en attendant la réparation de la vôtre.

Pour finir, que dois-je faire en cas d'accident ?

D’abord, vous sécurisez la zone et appelez les secours si nécessaire.

Ensuite, si un ou plusieurs autres véhicules sont impliqués, vous faites un constat avec chaque véhicule avec lequel vous avez eu un impact. Ce document permettra aux assurances de chacun de connaître les circonstances de l’accident et de déterminer les responsabilités. L’objectif est de déterminer qui va payer les dommages occasionnés. Il existe aujourd’hui l’e-constat, un service instantané et plus simple, qui permet d’ajouter des photos et de géolocaliser le lieu de l’accident. S’il n’y a pas d’autre véhicule impliqué, vous devez simplement déclarer l’accident à votre assureur.

Le constat ou la déclaration doivent être transmis au maximum 5 jours après l’accident.

Assurance habitation

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?

Si vous êtes locataire, la loi vous oblige à vous assurer pour certains risques (incendie, explosion, dégât des eaux) en raison des dommages qu’ils peuvent occasionner au propriétaire et au voisinage. On parle de « responsabilité civile locative». A la signature de votre bail, puis chaque année, votre propriétaire vous demandera une attestation d’assurance.

Si vous êtes propriétaire, vous n’êtes pas obligé de souscrire une assurance habitation (sauf si vous êtes en copropriété : voir ci-dessous). En revanche, s’assurer est fortement recommandé. Une bougie mal éteinte, par exemple, peut provoquer un incendie et causer des dégâts considérables, mobiliers et immobiliers. Sans assurance, vous ne seriez pas indemnisé, tout resterait à votre charge.

Si votre logement fait partie d’une copropriété, vous avez l’obligation de souscrire a minima une assurance responsabilité civile, pour couvrir les dommages que vous pourriez accidentellement causer à d’autres (voisins, espaces communs…).

Qu'est ce qui est couvert ?

Chaque contrat couvre au minimum votre responsabilité civile et les dommages causés par les dégâts des eaux, les incendies, les événements climatiques, les catastrophes naturelles et technologiques ou encore les attentats.

En complément, vous pouvez souscrire des garanties vol, bris de glace, assistance voyage rapatriement, biens nomades, ainsi que des services qui peuvent vous être utiles, comme l’assistance serrurerie par exemple (qui prendra en charge l’intervention d’un serrurier si vous perdez vos clés ou vous les faites voler).

Toutes les garanties ne sont pas équivalentes d’un contrat à l’autre. D’où l’intérêt de vérifier leurs conditions pour éviter les mauvaises surprises.

Pourquoi me demande-t-on toujours le montant de mon patrimoine mobilier ?

Le patrimoine mobilier, c'est l'ensemble des biens matériels que vous possédez :

  • Meubles,
  • Électroménagers,
  • Déco (tapis, luminaires…),
  • Appareils électroniques (TV, ordinateurs, tablettes…),
  • Biens personnels (vêtements, chaussures, livres…),
  • Matériel de sport, vélo…

Le montant de votre patrimoine agit forcément sur votre tarif d’assurance : si vous avez beaucoup de biens, il y a plus à assurer, donc potentiellement plus à indemniser pour l’assurance, donc une cotisation plus élevée. La tentation est grande de ne pas tout déclarer pour payer moins cher son assurance… Grossière erreur ! Une fausse déclaration vous expose à une prise en charge réduite en cas de sinistre. Il y a de petites économies qui n’en valent vraiment pas le coup.

Pensez à conserver vos factures d’achat, même après la date de fin de garantie, et à faire des photos de vos biens. C’est le bon réflexe qui vous facilitera grandement la vie en cas de sinistre.

Incendie, vol, catastrophe naturelle… jusque-là tout est clair, en revanche, quand parle-t-on de dégât des eaux ?

Ce sont les dommages causés par l’eau. Comme par exemple les fuites, les débordements, les ruptures de canalisation, les infiltrations… On n’y pense pas forcément mais si votre machine à laver déborde et que les peintures et le sol de votre salle de bains sont à refaire, votre assurance prend en charge les dégâts selon les conditions de votre contrat. N’oubliez pas de faire une déclaration.

La franchise, la vétusté… vous pouvez me le traduire en français ?

La franchise s’applique lors d’un sinistre. C’est une somme, prédéfinie à l’avance dans votre contrat, qui restera à votre charge après indemnisation s’il n’y a pas de tiers responsable et identifié. Son rôle est de responsabiliser les assurés : elle incite à faire attention et à ne pas prendre de risques inconsidérés. Elle varie d’un assureur à l’autre, d’un contrat à l’autre et même parfois d’un sinistre à l’autre. Renseignez-vous précisément.

La vétusté, c’est la perte de valeur de vos biens du fait de leur âge. L’assureur déduit ce taux d’usure lors du calcul de votre indemnisation. Un ordinateur vieillit bien plus vite qu’une table, il perd de sa valeur chaque année. Il ne vous sera donc pas remboursé en totalité (sauf si vous avez souscrit une garantie spécifique, qui va maintenir sa valeur au prix du neuf).

Une table, dès lors qu’elle n’est pas cassée, peut traverser les générations. C’est pourquoi (et c’est suffisamment rare pour le signaler), la MAIF garantit vos meubles usuels en valeur à neuf, s’ils sont en bon état. Oui, même si c’est le canapé de votre grand-mère et qu’il a traversé 3 générations. Oui, même si en plus il est moche ;-)

Je suis locataire : qu’est ce qui relève de ma responsabilité et de celle du propriétaire ?

D’un point de vue juridique, le locataire s’occupe de l'entretien courant et des petites réparations alors que le propriétaire prend en charge les grosses réparations dues à l’ancienneté ou à la malfaçon (4). Concrètement, pour la plomberie par exemple, le locataire doit remplacer :

  • Les joints,
  • Les vis,
  • Entretenir la chaudière.

Le propriétaire doit s’assurer de la bonne qualité et du bon fonctionnement des installations de plomberie, si ce n’est pas le cas, c’est à lui de payer les travaux.

Le propriétaire doit s'assurer que :

  • Le réseau de branchement d'électricité est conforme aux normes de sécurité, en bon état et permet de brancher les appareils électriques.
  • L'éclairage est suffisant dans toutes les pièces du logement.

Si par exemple vous n’avez pas assez de prises dans votre cuisine pour brancher votre four, votre frigo, votre grille-pain… au lieu d’utiliser une multiprise, vous pouvez demander à votre propriétaire de poser des prises électriques. Dites-lui que c’est beaucoup mieux pour prévenir les risques d’incendie ;-)

Confiance 95,5% de nos sociétaires nous ont renouvelé leur confiance en 2017 (2).
N°1 Depuis 14 ans, la MAIF reçoit le prix de la relation client (3).
Contrat Auto + Contrat Habitation
= 40 € remboursés (1)
Estimez votre tarif

(1) Offre valable jusqu’au 31 décembre 2018, réservée aux 18 – 30 ans et non cumulable avec l’Offre Jeune Enseignant. Le remboursement de 40 € est accordé sous forme d’un chèque adressé pour toute nouvelle adhésion avec la souscription :

  • Soit en simultané de 2 contrats : auto (contrat VAM) et habitation (contrat Assurance Habitation Jeunes ou contrat Assurance Habitation)
  • Soit en différé :
    • D’un contrat auto puis d’un contrat habitation avant la fin du mois suivant la date de souscription du contrat auto.
    • Ou d’un contrat habitation puis d’un contrat auto avant la fin du mois suivant la date de souscription du contrat habitation.

(2) Taux moyen des sociétaires MAIF qui n’ont pas rompu leur contrat d’assurance.

(3) Enquête réalisée par BearingPoint et Kantar TNS auprès de clients/usagers d’entreprises/administrations, issus d’un échantillon de 4 000 personnes.